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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:54

 

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L'Espagne : 1975. Franco meurt et avec lui la politique du totalitarisme.  L'opportunité de redonner à l'Espagne une place internationale dans les relations extérieures fut saisie, par les héritiers d'un régime concentrationnaire essoufflé ! Un peuple déchiré par des années de guerre civile va recouvrer l'unicité démocratique. Depuis cette date les prérogatives économiques espagnoles n'ont pas manqué de surgir de part et d'autre des marchés qui se sont imposés, dans la production agricole maraichère et le tourisme de masse ! Autrefois, villégiature pour français moyens disposant des congés payés, l'Espagne connut une ruée économique fulgurante après la mort du dictateur. L'état géographiquement le moins cher d'Europe était chez les espagnols ! Aujourd'hui, l'Espagne est victime de son envolée économico-politique dont elle ne mesura point les conséquences pourtant prévisibles générées par les avatars financiers. Seules les banques tirent leurs épingles du jeu monétaire, partout en Europe ! Autant frappée que la Grèce par cette ingérence d'états dopée par une concession financière européenne, l'Espagne a précipité son économie fantôme dans les gouffres boursiers des prévaricateurs capitalistes de ce libéralisme liberticide !

 

Don Quichotte : C'est l'allégorie des moulins incarnant la finalité en soi dans le progrès qui se veut garant de la pérennité économique ! Parti pour conquérir le mal au profit de la justice, Don Quichotte de la Mancha ressemble étrangement à ce peuple qui se bat contre sa politique ! L'économie pérenne, soit ! mais pas pour tous ! C'est ce qui advint des investissements réalisés au détriment d'un peuple qui de moins en moins tolère de servir de bouc émissaire à une politique européenne élitiste. L'accessibilité aux produits de consommation présentés sous toutes ses formes avait séduit les classes moyennes qui se sont crues subrepticement plus riches qu'elles ne l'étaient, et surtout qu'elles ne le deviendraient jamais ! Parti tel cet emblématique cavalier crédule parcourant les terres pour trouver la richesse humaine, l'Espagne a précipité son propre pays dans le piège tendu par les maîtres de séant ! La dette guette ses débiteurs tel le loup dévorant l'agneau !   

 

La conquête sociale : La fin d'une production intensive de produits alimentaires marchands exportés via l'Europe semble sonner le glas pour ce pays saturé. Avortée du ventre même de la gestation économique dont tous attendaient un nouveau né prometteur pour l'avenir, l'économie paritaire de l'Espagne explose, à l'instar d'un climat défavorisant l'avancée agricole d'une production grand format ! Le peuple, lui, agonise sur le parvis de l'économie ! Leurré et maintenu dans l'illusion de richesses personnelles que le développement suscita dans une ambition démesurée, ce peuple commence à ressentir les effets  de la dérision dont on lui démontra une certaine réalité !

 

Ce suicide collectif impute directement le tout économique formulé sous les aspects mirifiques d'un argent facile, garanti par des prêts qui le furent tout autant et prometteur d'une vie meilleure ! Banques et compagnies d'assurance n'ont pris aucun risque en jouant la carte faussée de l'investissement monétaire au cœur de sociétés bâties sur un socle délétère ! L'écroulement de la confiance emporte avec lui cette éphémère présomption d'égalité populaire au-devant de la justice sociale encore à conquérir ! La parole est maintenant subordonnée à la souveraineté des actes : et qu'ils soient les plus torrides pour châtier les coupables !

 

"Hasta la victoria siempre !"

 

                                                                                                             Jean Canal.

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Published by Jcpresselibre
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