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Photo : Serge Cantié ; en Lauragais. 1992. 

Jean Canal.

Nouveaux Regards.

jean Canal rêvant à la lune...

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20 février 2014. Un changement de vie radical en perspective imminente sentait se présenter à moi comme une opportunité de continuer une existence à une échelle internationale ! L'année 2014 avait commencé à Toulouse où j'étais confortablement installé depuis juin 2013. Une envie cependant de changer d'air souffla sur ma tranquillité établie en ville. Il fallait saisir l'occasion qui ne se représentera pas de sitôt ; quelques signes avant-coureur me laissèrent augurer qu'effectivement, les départs sont inscrits dans le renouveau d'un éternel recommencement des choses vécues autrement.  

Voilà ! Ce sont eux sur la Place du Capitole : Papa et Maman. La photo date de 1947. Ils venaient de se rencontrer à peine. C'est Place des Puits Clos que mon père lui donna rendez-vous...pour la première fois.

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Ils se marièrent la même année, salle des Illustres. Ils étaient âgés de 23 et 24 ans... Il paraît, m'a t-on dit, que papa est tombé amoureux des yeux bleus de maman et que maman fut charmée par ce beau parleur...qui lui raconta une histoire à aller au lit...

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Les voici tous les deux, le jour de leur mariage. La cérémonie civile eut lieu dans la salle des Illustres où sr maria Marguerité, ma bien aimée grand-mère ; et le mariage religieux se déroula en l'église de la mariée ; c'est-à-dire aux Minîmes, con ! 

 

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Et les voici à nouveau à peine quelques années plus tard ; mes deux soeurs étaient nées et c'est ma grand-mère bien aimée qui gardait les deux fillettes... Nous sommes sur le Boulevard de Strasbourg. Papa travaillait au restaurant Lafayette ; il était chef cuisinier. Maman travaillait à la Manufacture de Tabac vers le Pont des Catalans. Ils s'aimaient d'un amour peu commun : jusqu'à sa mort ma mère ne jurait que par lui !

On peut admirer la super coupe de cheveux de maman (je crois qu'elle attend encore un enfant... ce n'est pas moi, je suis arrivé plus tard ; car pour me concevoir, il a fallu que l'Amour revînt...) et l'élégance de papa qui fit de lui un coureur de jupon...

à suivre................................................................

 

Janvier 2014. C'était la nuit dernière ; j'étais enfin seul ! Au cours de la nuit, je fis un rêve merveilleux ; un rêve que seuls les enfants et les adolescents réalisent lorsqu'ils sont envahis de sensations agréables ; épris de spasmes sensuels inexplicables et dont on ne peut rien définir.

Il y a de cela une quinzaine d'années, je me trouvais au festival Paléo, en Suisse, où je me rendais chaque année. Je rencontrai une jeune fille qui avait terminé sa dernière année de lycée. Mon fils n'était pas né et sa mère m'était encore inconnue. La jeune-fille s'assit alors à la table où nous prenions nos repas, tous ceux qui travaillaient pour le festival. Elle était à côté de moi en compagnie d'une amie. Moi, j'étais avec des jeunes gens qui m'accompagnaient. La jeune-fille me regardait sans cesse... Je me mis à lui parler. Et les heures passaient lentement... Je me risquais alors à l'embrasser. Mon baisers lui plut. Je recommençais. Elle fit de même. Nous nous embrassâmes durant des heures ainsi ; sans jamais se lasser. Et nous ne fîmes que nous donner des baisers, langoureux et suaves longs interminables et délicieux. Je l'invitais à me suivre sous ma tante ; parce que la sienne était à proximité de la mienne. Nous passâmes la nuit ensemble, sans faire l'amour ; car elle redoutait mon âge pour ce genre de chose... Elle était vierge ! J'ai bu ses seins et toutes ses lèvres ! Elle fut et moi de même amoureuse toute une nuit. Le lendemain, elle rentra chez elle et moi je repris la route en stop, jusqu'à Toulouse. Je ne l'ai jamais revue. Pas d'adresse ! Pas de nom ni de prénom ! Et hier donc, dans la nuit du 16 janvier 2014, elle est revenue me voir dans ce rêve ; et comme avant avec la même inensité, nous nous sommes embrassés... très longuement, avec la même intensité. Cette fois-ci elle n'était plus vierge, je lui avais dérobé l'hymen...

Et ce matin, quittant Toulouse en partant pour l'Ariège, je ne songeais qu'à Elle ! Elle qui était venue me retrouver, sans doute parce qu'elle devait vivre une histoire d'amour ratée avec un autre, comme c'est fréquent chez les femmes qui prennent un homme pour ne pas être seule !

 

19/12/2013. Vous avez remarqué, sans doute, que je ne consigne plus autant de rédactions de textes, libellés sous forme de Nouvelles et Histoires, comme je le fis, autrefois. Je les écris toujours avec une prolixité imaginative fructueuse ; mais les maintiens sur d'autres feuillets dont la lecture se fera sous forme de recueil... Merci.

Nuit de pleine lune.                                                 

Vous l'aimez comment la vie, Vous ?!

-Très détachée ! De façon désinvolte !

L'abordant toujours avec nonchalance ! Comme cela ; comme Moi ! Rêvant toute chose... en donnant à la réalité une dimension étrange pour qu'elle soit embellie par l'imagination ; car la réalité est fade..., souvent triste et parfois cruelle... comme les femmes ! Les voyages les plus merveilleux ne sont-ils pas ceux de l'esprit ? Et les plus belles histoires d'Amour ne sont-elles pas celles que nous ne vivrons jamais ? Parce que nous connaissons l'Amour et nous savons, par ces expériences qui nous usent et renforcent à tel point de nous défier de toutes et de chacune, afin de nous protéger, que tout se termine toujours et qu'il faut toujours être deux à aimer : 

"Il n'y a pas d'amour heureux."

Louis Aragon.

 

"Derrière les ennuis et les vastes chagrins/ Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,/ Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse/ S'élancer vers les champs lumineux et serins;/ Celui dont les pensées, comme des alouettes,/ Vers les cieux le matin, prennent un libre essor,/ Qui plane sur la vie et comprend sans effort/ Le langage des fleurs et des choses muettes."

Charles Baudelaire.

 

                    Confiez-moi donc vos seins alors abandonnés, le temps de nuits inachevées, où durant quelques heures échappées dans l'espace, je les embellirai de formes voluptueuses, harmonieuses à souhait, leur restituant ainsi toute leur ineffable beauté ; je les rendrai plus beaux que de nature, merveilleusement hautains ; leur volume dans mes mains reprendra de l'ampleur et ils seront plus fermes ; et cette sculpture surgira de mes lèvres. Laissez-les moi tous deux livrés seuls à ma bouche, à mes lèvres gourmandes qui téteront longtemps cet auréole pointé hors du corps. Je les comblerai de ce manque éternel de caresses infinies auxquelles, ô Femmes, vous aspirez jusqu'aux derniers instants de votre vie. Fussent-ils enclins à connaître une inclinaison contraire à la saveur que la jeunesse leur conférait, moi, je les aimerai quand même. Ils m'appartiennent, ne l'oubliez jamais... JC.

 

10 décembre de l'an XIII : Retour à Toulouse ! Ouf ! La ville ! Les villes ! Comme espace de réalisation humaine, comme gain de temps à dispenser à l'écriture ; d'ailleurs, je n'ai jamais autant écrit et reécrit, depuis mon séjour ici. Ici, c'est-à-dire Toulouse !

A la Muse : cet être immatériel qui telle l'essence de la pensée, se dissolve dans la réalité, dès l'instant que sa manifestation est ostensible... Relire Baudelaire, à ce sujet. 

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Ce matin, aux prémices de l'aube, je rallumais ma lampe pour continuer cette émouvante lecture de ce second tome composant une oeuvre majestueuse dans son thème jusque-là inégalé ; c'est simple, cette littérature-ci est celle héritée de Balzac, à laquelle Proust le Pompeux s'est essayé avec enphase et superfétation... Ici, du début jusqu'à la fin, dans quel que soit le domaine traité, l'auteur dépasse les espoirs de l'éciture qu'un Canal eût tenté d'approcher ! Je suis à genoux devant ce maître encore reconnu de nos jours. J'ai de la chance de pouvoir vivre avec ces gens-ci et non avec mes contemporains autant ennuyeux les uns que les autres, insipides, fades et sans goût ; en me suffisant à moi-même, je comble ce vide immense que chacun s'évertue, en vain, de conquérir...

Demain, 24 novembre, j'aurai une année de plus. Tandis que toi, tu t'embellis encore et toujours. Bel Amour ! Tu m'as appelé ; je suis (re)venu ! venu pour Toi ! uniquementpour toi : maintenant il faut s'aimer...

C'est aujourd'hui une année de plus ! Valentin m'a appelé... Il est triste... Je ne pourrai pas être au marché de Saint-Aubin ce matin. Tant pis pour nous...

Je rentre lundi à Toulouse et serai chez moi dans la soirée. MArdi matin, je serai à mon Café ; viens, le temps de se voir, de se sentir et de s'embrasser... discrètement.

J'ai côtoyé, ô Amour, le beau et le sublime durant deux jours reclus en ma campagne ; me tenant près de l'âtre...privé de ta chaleur... Je languis la douceur de tes seins posés sur mon visage que ce dernier caresse sans fin. Je languis tout ce qui me rapproche de Toi ! Tout ce qui fait que je n'existe plus dans tes bras... je continue cette lecture entreprise il y a de cela quelques mois déjà ; laquelle se présente sous cinq volume de trois cents pages. Chaque page est un elixir de littérature : une mine d'or d'écriture riche en tropes et figures de style ; des envolées voluptueuses ornent sa grammaire et le récit qui s'attarde sans cesse sur des thèmes élogieux de l'Art n'en est que plus dense par la teneur de sa pensée ; je suis frustré au regard de mon ouvrage écrit cet été ;" Sans-Titre" qui se voulait avant gardiste en la matière. Je ferai mieux au prochain livre !!! Ô oui ! Amour de moi ; moi qui t'aime toujours et encore... pour l'éternité ! A demain de t'entendre et à mardi de te voir et te toucher... Je baise tes lèvres aussi langoureusement qu'elles le désireront et autant qu'elles voudront que les miennes les envellopent dans les nôtres... 

Ton Jean,

Bien à Toi.

 

Toulouse ; centre ville : changement de décors assuré ! Ici ! Point de sauvages ! Les gens vous saluent naturellement ; ils sont polis et courtois, dans l'ensemble...

 

Toulouse :  une chambre en ville serait le titre des nouvelles en cours... à suivre, de là-bas ! Il faut savoir oublier les amours perdus et les recouvrir d'un linceul rouge sur les épaules presque dénudées ; et tout en souriant, contenant ses larmes, esquissant un sourire crispé sur les lèvres, on doit se refuser d'aimer un amour qui ne sera jamais à vous... Adieu ! cheveux d'or ! Adieu ! que l'Amour des hommes te profite au centuple de ta vie ! Ne te refuse rien, ô mon Bel Amour ! Fronde les êtres qui attenteront à ta Liberté d'aimer qui bon te semble... 16 heures. 16/09/13

6 septembre 2013. Il faut que je vous la raconte l'histoire de Annie ; celle qui me vola ma virginité...à dix-sept ans alors qu'Elle en avait à peine seize... Cela c'est passé à Aix-en-Provence, alors que j'étais jeté sur la Route...

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Dans une de ces fontaines, il y en avait trois, à l'époque, Annie lavait mes longs cheveux et nous nous mouillâmes, cet été soixante-quinze jusqu'à la peau. J'ai cherché à retrouver son visage sur ces adolescentes qui se pavanent un mobile à la main, tapant des textos en signe de communication..., en vain ! Et je crois que je rechercherai toujours ces filles que j'avais connues, jadis, au temps de mon antique jeunesse. à suivre.

Je me trouve à Aix-en-Provence, la ville d'eau par excellence, dans le Sud. Charmante à souhait comme une jeune-femme éperdue en amour, elle vous donne envie de rester avec elle. C'est l'étape avant Marseille qui demande plus d'attention, de vigilance et de confrontation avec les nouveaux marseillais ! 

4 septembre 2013. Quelques moments d'indolence livrés en signe de retrait social ! Comment quitter un système dont on dépend ?! Repenser encore une fois, la dernière cette fois-ci, la vie pour en extraire la quintessence ! L'absolue vérité tant recherchée par les Grands Initiés n'a fait que creuser un peu plus l'abysse qui sépare la raison du savoir ! "Je est un autre" dit le Poète. Je ne serai jamais moi-même... Il me faut encore exister suffisamment longtemps pour acheminer mon dessein à son terme ! Ensuite, l'adieu général sonnera le glas pour les autres !

2 septembre 2013. Changement de cap. Une escale de quelques jours... Montpellier tard le soir. A nouveau sur la route du Sud ! Ce n'est pas trop la mer qui m'attire, mais cette impression de me raprocher de l'Orient !

27/28 août 2013. Toulouse. Jardin des Plantes, Grand Rond. j'étais assis, après ma course à bicyclette, à la buvette prenant ma noisette à trois heures de l'après-midi. Je regardais le monde des jardins qui vient se détendre. Une jolie blonde accompagnée de son mari, vient se poser, comme un oiseau sur une branche, en face moi ; où elle convint sa demie moitié de s'asseoir... Elle ne me quitta point des yeux ; yeux qui sont restés suspendus toute l'après-midi à mon regard caché derrière mes nouvelles Ray Ban ! Doux baisers... à celle qui pense toujours à Moi...là-bas ! et dont je ne peux me résigner à oublier le visage !

 

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Jardin des Plantes ; Toulouse. 27/08/13.

 

26 août 2013. Je pensais, au tout début, qu'elle allait réchapper au conditionnement que toutes les femmes subissent, malgré le persuasion d'être les maîtresses absolues des situations, sans ne jamais avoir conscience, cependant, qu'elles sont, réellement, les victimes de leurs désirs. La Muse était devenue telle que je le redoutais tout en sachant qu'elle finirait dans cette situation d'esclave à l'égard de ses propres sentiments ; elle vivrait ainsi toute sa vie, sans ne jamais assouvir complètement l'amour qui sommeillera toujours en elle, jusqu'au jour où cet ineffable désir se dissipera lentement vers l'éternité. Elle était souillée par ce choix de vie qui lui avait ôté la pureté de son corps, de son âme et de sa vie ! Ses accointances avec des individus cultivant la jalousie, la petitesse d'esprit et cette méchanceté vengeresse qui les caractérisent, sans évoquer un comportementalisme complice de l'insolence dont ils se nourrissent au quotidien -pauvres cons !- cultivant le mensonge et la jalousie, elle a rejoint la horde de rats qui grouillent en tribus autochtones !

Elle n'a plus rien de la Muse que j'avais découverte entre le cadre d'une fenêtre éclairée par la lumière de printemps qui l'envahissait et recouvrait son corps tout entier ! Non plus rien chez elle n'évoquera, désormais, cette belle et jolie jeune-femme qui méritait réellement de vivre le grand amour ! Elle devra se contenter des roturiers de basse souche, voués à la tâche servile qui leur est, momentanément, dévolue ; à défaut de meilleurs instants dans leur puérile existence !

Et je me suis trompé, lorsque j'ai parlé d'elle ! Oui, trompé ! Trompé par l'erreur de croire qu'il y ait des êtres qui fussent fait pour l'amour ! ; en fait, elle ne ressemble pas à toutes ces filles que je côtoie, ici, à Toulouse et ailleurs ! Elle ressemble à ce qu'elle a toujours été et dont elle ne pourra jamais se débarrasser. Elle ne ressemblera jamais, hélas ! à toutes ces filles que je rencontre, ici, à Toulouse ! Un être commun qui en fait ne possédait point tous les attraits que j'ai dépeints, à travers mes textes.

Etrangement, j'en suis heureux ; car ne l'aimant plus, je ne souffre donc plus : c'est un peu cela l'Amour...

Adieu pour toujours.

 

21 août, Toulouse au grand angle.

Pleine lune dans un ciel complètement dégagé de nuages ! C'est l'occasion de renouer avec les phénomènes terrestres naturels ; puisque la lune influe sur les comportements des êtres et de la nature ! Balade à bicyclette ce matin et lecture au jardin cette après-midi. J'ai le choix entre trois cafés symboliques où je me rends irrégulièrement : le Matin, au Carmes ; les Thermes, au bas de la rue de la Colombette ; le Concorde, rue de la concorde ; le Petit Voisin, rue Peyrolières ; le Saint-Sernin, Place Saint-Sernin. Et quelquefois, quand l'envie me le permet, je m'arrête au Père Léon ; mais ce-dernier ayant subi des transformations (changement du mobilier), je le boude un peu comme l'on agit avec une femme qui ne vous aime plus.(ma grand'mère allait boire son quinquina au Père Léon, rue des Tourneurs, le dimanche, après sa séance de cinéma qui était situé Place Esquirol). Bises de Toulouse.

 

 

De l'Amour, en particulier...

13 août 2013. Nuit torride, chaude, sensuelle ; suaves baisers sur la peau frémissante, lèvres doucettement déposées sur celles situées en l'entre jambe,                   suffocantes, haletantes presque... humidifiées par les spasmes cahrnels qui accroît l'exitation, ouvrant, comme les pétales du coquelicot, son antre féminin ! C'est le naturel de l'Amour ; que cela vous déplaise ou pas ! Il n'y a rien, absolument rien de choquant à s'aimer en dehors des normes immorales de l'éducation ! La pratique est toujours pareille, avec quelques variantes... même l'anatomie est identique ! Seule la beauté de l'intelligence ravit l'âme et séduit l'autre...enclin à être sentimentalement amoureux ; sans amour, le sexe n'est que du sexe : le plus banal qui soit ; mécanique et organique ; loin du délire euphorique de l'Amour. C'est un exercice banal qui finit par s'inscrire dans la lassitude ; rien ne vaut le changement constant.

                    Les débuts de presselibre.fr ; 2006. Jean Canal présente les idées de la ligne éditoriale du site de presse.

 

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