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Le matin du 12 avril de la présente année, Christine, bien connue dans le milieu médical de Toulouse, voulut se rendre à son travail, à bicyclette, comme elle le faisait régulièrement depuis la venue du printemps. C'est vers 8 heures 17minutes 32 secondes et demie exactement que le premier incident fut constaté par la jeune femme, en pleine action physique, sous les haies des platânes en bourgeon. En effet, ayant pédalé durant deux kilomètres le long du Canal du Midi pour se rendre à son travail, Christine fut stupéfaite lorsqu'elle se rendit compte, que les deux boulons de la roue avant de son véhicule à pédales avaient été dévissés intentionnellement, déduit-elle ; puisque les pièces métalliques n'étaient plus vissées sur le filetage de l'axe de rotation et qu'elle n'avait procédé à aucune réparation ces derniers jours ! Fait grave en soi ; car, la Belle eût pu avoir un accident important, la projetant vers l'avant, provoquant des conséquences irrrémédiables pour son physique ! Nous imaginons fort bien le résultat, hélas ! si tel eût été le cas !  Très vite, néanmoins, de nature fort réactive et notoirement connue pour sa promptitude à manifester sa véhémence à l'encontre de toute injustice sociale, comme elle le faisait en permanence sur Facebook, cette militante acharnée d'actions sporadiques au sein du mouvement "Mariage pour toutes !", fut, en fait, confrontée à un problème majeur de vie en société.

"On me veut donc du mal ! A moi ! Moi qui oeuvre pour les libertés individuelles !", pensa-t-elle.

Serait-elle victime de cette délinquance juvénile qui s'emploie à détériorer le cadre toulousain ? Elle crut, la naive, que l'on avait voulu lui voler sa roue ! S'agissait-il du milieu issu du haut banditisme toulousain ? En fait, la suite des événements qui se précipitèrent allaient prendre une tournure innattendue de la part de notre Amie...

En effet, après avoir marché dix-huit kilomètres cinq cent-cinquante-trois centimètres, ayant saisie le vélo par le guidon, elle arriva essoufflée (elle a toujours fait un peu d'anémie et est sujette à des spasmes sensuels... fréquents) au dispensaire médical où elle devait assurer une permanence. Là, voyant la porte de l'établisement entre ouverte, elle hésita avant d'entrer ; car, elle seule possédait la clef ! Puis, connue également pour ses prouesses amoureuses exceptionnelles qui n'avaient point leur utilité ici, elle saisit sa pompe à vélo dans la main, en guise d'arme -elle qui était pacifique !

et ce qu'elle vit était stupéfiant ! De cambriolage, il n' y avait pas ! Tout était en ordre. Le lit réservé aux actions d'urgence était fait d'une couverture de couleurs vives ; les mêmes qui chez elle dominaient son douillet appartement ! Et il y avait en ses draps une jeune et jolie jeune femme complètement dévêtue qui la regardait dans les yeux jusqu'à les lui faire baisser. Un bref silence qui s'était imposé par cette scène romanesque fut rompu par la belle qui demanda tout simplement ce qui se passait.

Alors, l'inconnue Ce dernier la surveillait depuis des mois, déjà ! Il avait repéré son lieu de travail et passa enfin à l'action, ce jour du 12 avril 2013. A une distance suffisamment mesurée, un cycliste l'avait suivie sur son itinéraire matinal. Heureusement la capacité de réaction de la petite toulousaine porta ses fruits. La roue ne se détacha point du vélo et la belle fut sauvée par son malfaiteur qui la prit dans ses bras pour lui déclarer sa flamme : il s'agissait d'une fille qui était tombée amoureuse d'elle. ayant parcourue les 17 kilomètres qui lui restaient, à pied, poussant son engin, en morigénant contre les malfaiteurs de cet acte délictueux ! Une fois rendue à son lieu de travail, la jeune infirmière poussa la porte du centre de soin dont elle seule possédait la clef. A sa grande stupéfaction, elle constata un désordre inhabituel ; les tiroirs ouverts, les placards vidés et les armoires renversées sur leurs fonds pour y extraire tout ce qu'elles contenaient de précieux en médicaments. La fenêtre située au toilettes avait été forcée, puis fracturée, laissant juste le passage d'une enfant ou d'une jeune-femme, pouvait-on penser. Cet incident la retarda sur l'horaire qu'elle devait assurer en permanence à l'infirmerie, décalant ainsi tous les rendez-vous pris ce jour-là. Impossible d'utiliser le téléphone, les fils avaient été arrachés ; quant à son portable, elle avait oublié de le mettre en charge au cours de la nuit passée en une boîte louche surnommée "La Luna Luca !" Elle s'assit, désespérée, les larmes lui venant les unes après les autres. Quanq tout-à-coup, elle entendit un bruit de pas qui semblait s'avancer vers elle. Effrayée, elle cria prête à se défendre le cas échéant :

"Qui est là !"

Personne ne répondit. Le bruit venait des toilettes où la fenêtre avait été fracturée. Elle osa pousser la porte du pied, une tapette à mouche dans la main... comme arme de circonstance !

Là, pleurant et effrayée à son tour, il y avait une jolie jeune fille, plus jeune qu'elle dont le visage était entièrement recouvert de larmes.

"Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?"

"Je suis entrée par effraction pour cambrioler ; mais ils m'ont laissée en plan 

 

 Les aventures plantureuses de christine T*** Ce matin, dès l'aube, alors qu'une fervente militante des droits à la liberté de s'aimer, une jeune et jolie femme, voulut se rendre à son travail à bicyclette, comme chaque jour que le temps clément lui prête, elle fut confronté à un problème majeur de vie en société. Ce matin lui fut fatidique quand elle constata , après avoir parcouru quelques kilomètres, que la roue avant de son véhicule à pédales, avait été trafiquée par un malfrat du milieu toulousain. Ce dernier la suivait depuis des mois, déjà ! Il avait repéré son lieu de travail et passa enfin à l'action, ce jour du 12 avril 2013. Heureusement la capacité de réaction de la petite toulousaine porta ses fruits. La roue ne se détacha point du vélo et la belle fut sauvée par son malfaiteur qui la prit dans ses bras pour lui déclarer sa flamme : il s'agissait d'une fille qui était tombée amoureuse d'elle.

 

Bon,pour ceux et celles qui suivent mes aventures d'infirmiere à domicile en vélo à Toulouse ;-) voilà de quoi vous mettre sous la dent!

Le centre de soins c'est fait cambrioler ce weekend et je bossais ce weekend et quand je suis passée au centre je ne me suis aperçue de rien!

Ce matin ,apres le deuxieme patient, la stagiaire infirmiere qui me suivait a crevé sa roue arriere.

Et moi j'ai évité le pire, j'ai failli perdre la roue avant qui avait été savamment devissée par des personnes qui ont sans doute voulues voler la roue, qui ont juste eu le temps d'enlever les boulons de serrage, et j'ai roulé avec!!!!

Et ensuite je crois que je me suis fait une dechirure au mollet et pour une infirmiere qui se deplace à domcile en velo ça l'a fout mal!!!

 

 

Fragment d'une Brève.

 

 

 

 

Photo Jean Canal. Légende : "Vue de "ô Boudu Pont", le petit troquet où il fait bon s'asseoir.

 

"Attablé à l'intérieur du troquet, dans l'entrebâillement d'un passage donnant accès à la terrasse du trottoir, j'aperçus la lumière du jour fondre sur moi, dans un rais diffus de la blancheur matinale. L'inspiration vint aussitôt. Le cahier de Molesquine que j'avais ramené de mes voyages intérieurs, s'ouvrit à une page encore vierge qui attendait l'expression de ma verve. Je me mis alors à rédiger deux pages puis une autre. De la primauté lumineuse du jour advint, comme une apparition, une fille dont le visage ne m'était pas inconnu : c'était Elle ! Jean Canal 24/09/2011. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                             Samedi vingt-sept août de l'an XI

 

Adieu, Mon Amour,                                                                                                              

 

C'était la dernière lettre qu'il venait de rédiger à son intention. "Elle n'en recevra plus jamais", s'était-il dit, en regrettant sincérement que cette relation épistolaire se terminât d'une manière peu cavalière pour lui. Lui qui n'avait fait que écrire. Jour après jour, il lui avait envoyé des envollées littéraires enflammées par une verve éperdue. Elle n'avait pas su trouver l'interprétation qu'il fallait donner à cette correspondance. Durant plus d'une année, il postait régulièrement son courrier dans la boîte à lettre du village où elle vivait, ne serait-ce que pour lui faire comprendre de ce dont il était capable pour lui prouver son amour. Elle avait déménagé dans un ancien presbytaire, non loin de chez lui ; mais jamais, il n'avait osé lui rendre visite. Alors il se mit à lui écrire de longues et singulières missives. Et comme les réponses ne vinrent jamais, il s'épuisa et finit par tomber dans un immense chagrin, profond, le renfermant un peu plus dans une pénombre journalière... C'est ainsi qu'il se retira du monde de ses contemporains qui ne lui apportèrent plus rien ; même pas l'Amour.

 

Tout à Toi seule,

John

 

Néanmoins, cultivant une certaine liberté de la vie, il s'engagea sur la voie de cette émancipation qui consistait encore à donner libre cours à l'envie et au désir, sans aucun compromis ! L'argent en soi ne fut jamais un point de discorde avec lui-même pour résoudre des problèmes d'ordre matériel qu'il avait fini par réduire au strict minimum ; voulant ainsi se rapprocher de l'essentiel ! Ses pénates se constituaient désormais des meubles style Empire qu'il avait préservés de son héritage familial. Le mobilier se résumait à une table ronde, deux chaises, un fauteuil Voltaire, un lit en fonte d'une place et demie, un feu de cuisson et ses livres d'étude ; de nombreux livres qui ne l'avaient presque jamais quitté. Une commode lui servait de rangement pour ces effets personnels ; une bassine pour ses ablutions matinales et un seau hygiénique pour les commodités. Il avait résolu les inconvénients du matérialisme en les résumant à l'indispensable, jusqu'à l'agrémenter par l'utilisation d'une lampe à pétrole ayant appartenu à ses aïeux. 

 

 

Copyright  ISBN : 2-9518787-5-3

 

 

Extrait de "Recueil de Mémoire".  en ligne ici link

 

 

 

 

 

 

 


 


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