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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 04:12

IMG 2421Une nouvelle forme de pauvreté matérielle qui provoque le rejet des populations, elles-mêmes hostiles à ce fléau du XXI° siècle, à l'égard d'individus auxquels elles redoutent de ressembler. C'eût été la définition que l'on eût pu faire d'un certain état des lieux social, de la France d'aujourd'hui. Pour y compenser, les victimes présumées ont recours à l'accumulation des biens par l'endettement bancaire et surendettement juridique.

Les soubresauts de mécontentements observés dans les villes de l'Europe, insufflés par celui des pays arabes, résultent d'une société inégale dans ses valeurs répartitives de la richesse communautaire. La précarité en est une conséquence majeure au cœur du système sociétal qui souffre de ce genre de dérèglement. Le budget de l'état, des états concernés, nonobstant européens, doit consacrer une part aux débours engagés pour subvenir à un minimum de décence redonnant aux individus une relative dignité. Les doléances ministérielles en ce sens ne manquent pas de complaire aux médias qui en font un argument de l'actualité, l'exploitant à l'avenant d'une conjoncture toujours favorable aux débats. Analysée sous tous ses angles sociologiques, notamment, la précarité est conjuguée à tous les modes ! Définitivement ancrée au quotidien, elle incombe aux politiques, au sens large du devoir, puisque elle résulte de gouvernements successifs qui ne purent augurer de sa pérennité, l'attribuant à un phénomène inhérent à la société.

Mais la précarité en elle-même ne répond pas forcément à des critères matériels caractérisés par la perte de biens valorisant l'individu et par lesquels ce dernier constitue un patrimoine ayant l'objet de le valoriser au sein de sa classe, au demeurant vis-à-vis des autres. Il existe une autre précarité, plus dévastatrice, moins perceptible et très dommageable : celle qui détermine l'essence même de l'existence : celle provoquée par la déchéance culturelle du savoir et de la connaissance qui demande et exige une assiduité intellectuelle constante pour lutter, à tout niveau, contre l'autre précarité basée sur le matérialisme ! C'est celle-là qui fait le plus défaut dans les trames d'un tissus social éculé, rongé par un mal propre au XXI° siècle : l'inculture du savoir !

On comprend aisément pour quelle raison, le maintien d'une précarité, précisément celle qui engendre l'autre, est une intention démocratique dans une société incapable de répondre de façon positive aux instances de l'enseignement général intentionnellement précarisé, pour la cause ultime du pouvoir ! Seul l'individu doit se donner les moyens intellectuels de prendre son destin en main, faisant ainsi abdiquer l'état devant son devoir souverain ! Les exemples ne font pas défaut à l'impulsion populaire qui manifeste son désarroi en parades publiques devenues la scène consensuelle de la parodie citoyenne ! Aussi paradoxal que cela pût paraître, c'est dans l'individualisme positif que se cogite l'alternative de sauvegarde de notre identité ! La pugnacité en est le ferment pour élaborer les perspectives de demain qui répondront de façon positive aux problèmes qui d'ores et déjà se présentent sans solution immédiate.

 Jean Canal 30 mai 2011.

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Published by Jcpresselibre
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