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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:56

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 "Mais les vrais voyageurs, sont ceux-là seuls qui partent,

 Coeur léger, semblables aux ballons, De leur fatalité, jamais ils ne s'écartent

Et sans savoir pourquoi disent toujours : Allons !"

Charles Baudelaire

 

An Deux mille quatorze. Au joli mois de mai.

"Où allez vous, mon amour, sans Moi ?" Voilà ! C'est fait ! Après tout pourquoi se refuser l'avance des femmes et ne pas fidéliser, enfin, une union avec une femme mariée ?! Elle est à proximité de chez moi ; elle n'a qu'à traverser la rue pour gravir les escaliers qui nous séparent. Elle est jolie ; simple, jeune et maman. Elle est comme je les aime... Je vous raconterai quelques passages de nos ébats vertueux que nous élaborons chaque fois avec plus d'amour...

   Ni Saint-Aubin, avec ses belles jeunes femmes déambulant en tenues printanières, aux poitrines échancrées, ni celles rencontrées aillleurs sur mes chemins de halage, tirant un lourd boulet de vie, ne firent détourner mon regard de celle qui partage des instants avec moi, de temps en temps, le temps de s'aimer. Il y a longtemps que cela ne m'était arrivé ; tellement longtemps que j'ai oublié la Muse, définitivement et toutes celles pour qui j'avais voué une passion frisant la folie !

 

17 septembre 2013. Le carnet de voyage se terminera au premier jour de l'automne, avec la publication d'un recueil de poésies... non pas en relation avec les présents écrits ; mais en hommage à toutes celles qui m'ont inspiré l'écriture ; et elles ne sont pas nombreuses...

Voilà ! Nous touchons à la fin de l'aventure humaine de l'été. L'automne semble attendre impatiemment le moment opportun pour occuper sa place dans cette année qui s'accroche aux quelques mois lui restant à vivre, avec nous bien sûr ! Si ce n'est cet éternel soleil qui brille en permanence sur les côtes méditerranéennes, l'été n'aurait aucune signification propre ; les gens partiraient sans enthousiasme ; ils se persuaderaient d'être en vacances, tout simplement. Le soleil, lui, redonne un nouvel élan à la vie ! Il insuffle de nouvelles perspectives dans l'avenir, ouvrant une vision loin devant soi, délivrant parfois des secrets de l'existence que l'on croyait se résumer à un quotidien banal, inscrit ainsi jusqu'à la fin de ce voyage ! Il n'en est rien ! Tout reste à conquérir... 11 septembre 2013.

 

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6 août 2013. Aix-en-Provence retrouvée telle que je l'avais laissée, il y a de cela presque trente ans ; le Cours Mirabeau et les cafés. L'intérieur du centre ville n'a rien perdu de son charme historique. à suivre.

28 août Rien de plus qu'hier si ce n'est ce que demain sera !

26 août 2013. Dans quatre jours, je serai à Perpignan, à Visa pour l'Image et à Port Vendres pour des bains de mer ; normalement Sandrine vient avec moi ; mais, elle ne peut rester les trois jours que je vais y passer. Reportage et photos vous seront envoyés par le net. Texte et rédaction toujours assurés par mes soins.

25 août 2013. La pluie nous aura trempés, légèrement, néanmoins ; puisque j'avais prévu de sortir, dès mon arrivé chez moi. Siôt les sacs posés, je me rendis sur le Pont Saint-Pierre pour saisir quelques clichés. Il aurait fallu que j'attende qu'une silhouette féminine passât sur le Pont avec un parapluie pour avoir ma photo ; en vain !

21 août 2013. Je vous écris de Toulouse donc où je me trouve pour une durée indéterminée jusqu'à mon retour au village de la Muse ! Je trouve quand même un instant pour vous écrire de là-bas où je suis en repos. Les matins sont différents selon les nuits que je traverse à un rythme lent ou bien agité (je suis ce matin extrêmement épuisé.)! C'est d'ailleurs pour cette raiison que je me recouche...

Bise de Toulouse, Votre bien aimée Jean.

 

13 août 2013. Nuit torride, chaude, sensuelle ; suaves baisers sur la peau frémissante, lèvres déposées sur celles de l'entre jambe suffocantes, haletantes presque... ouvrant, comme les pétales du coquelicot, son antre féminin ! C'est le naturel de l'Amour ; que cela vous déplaise ou pas ! La pratique est toujours pareil, avec quelques variantes... même l'anatomie est identique ! Seule la beauté de l'intelligence ravit et séduit l'autre...enclin à être sentimentalement amoureux ; sans amour, le sexe n'est que du sexe : le plus banal qui soit ; mécanique et organique ; loin du délire euphorique de l'Amour.Bienvenue au mois d'août de la présente année ! En direct de la campagne en Haute-Garonne ; point de noisette, ce matin : point de nuit torride, chaude, sensuelle. C'est l'avant dernière nuit avec l'amour : le rendez-vous officiel avec une maitresse occasionnelle qui avait fini par devenir officielle... C'est la fin de notre histoire et tant mieux...

Nous sommes donc le 10 août 2013. Je n'ai guère envie de consacrer la dernière partie de mon existence à une femme, titrée comme compagne ! Le temps qu'il me reste encore à parcourir est court pour rattraper celui que j'ai perdu...

 

 

 

 

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31 juillet 2013.

Chers Amis,

Je vous écris, comme convenu ; et je sais que vous attendez mes lettres avec impatience... Je me suis arrêté dans un petit café d'un village de campagne, non loin de Toulouse où je suis actuellement. J'ai emménagé ma nouvelle villégiature, comme un nid d'amour... Je pourrais bientôt recevoir la Belle de là-bas... Daignera-t-Elle venir ? En laissant la voiture à la gare de Boussens, le matin, au train de sept heures et quelques, Elle arrivera à Matabiau cinquante minutes après. Je l'attendrai au métro d'où nous prendrons la direction de la sation de mon quartier ; là, cinq minutes plus tard, nous serons à nous aimer à la folie, rattrappant les mois de perdus dont nous fûmes privés par les jaloux... Les amoureux qui s'aiment, s'aimeront toujours... Ne doute pas de mon Amour, Toi !

Ton Jean qui t'aime encore plus qu'hier et moins que demain... 


 

 

23 juillet 2013. Avignon. Les départs sont toujours émouvants. Ceux d'Avignon particulièrement affectifs. Le théâtre à lui seul qui a retenu notre attention au cours de notre séjour, incarne l'image que l'on finit par se faire de cette ville. Il faudrait y revenir en hiver pour constater le contraste qui persiste entre le vestige du passé, immuable et imposant par sa colossale structure et des ruelles vidées de leur public ! Le Palais des Papes recouvre alors son silence légendaire où nul bruit n'atteignit le cœur de l'enceinte, consacré aux prières ! Confinant au jardin situé en amont de l'édifice, l'ancienne prison est désormais en travaux pour une réhabilitation hôtelière de haute classe. Classé parmi les monuments les plus prestigieux d'Avignon, l'endroit est chargé d'histoires ! Les murs imprégnés d'anecdotes mémorables ayant maintes fois couverts les unes de la presse, il faudra être un tantinet attiré par le vice pour y dormir...

 

 

 

16 juillet de l'an XIII, Avignon.

14 h 34 MN

Cour du Barouf, 7, bis rue PAsteur, du 6 au 30 juillet, Le Barouf est donné par l'AIDAS (Académie Internationale des Arts du Spectacle.)

 

Mon Bar. 9H 30mn.

Rencontre insolite avec Marcel Le Guilloux à Mon Bar, aujourd'hui qui me clama :

"On ne fait pas tous les jours bien l'amour."

la ville est moins dense en cette période du festival ; le flux de population conventionnelle de chaque année me paraissait diffus, et les quelques témoignages recueillis à la sauvette, confirment cette constatation. Néanmoins, le lieu reste attractif par le mélange des genres qu'il brasse, chaque année, autour du théâtre. Les pièces proposées semblent de moindre qualité, et, hormis les classiques qui ne vieillissent que sous les traits d'interprétations modernes, le Festival d'Avignon vient de prendre un coût de vieux !

 

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Dix juillet de l'an XIII.

J'étais levé depuis 6 heures au moins ; insomnie de Tristan Corbières ; sommeil agité ; rêve inachevé et fantasme inassouvi... Le lot de ce qui forme le paradoxe des êtres m'était dévolu comme un sortilège ! Instable et pourtant sujet à suivre la première venue, à condition qu'elle soit à mon goût, là où Elle le désirait, je subissais le paroxisme de la vie à laquelle nous avons tous juré fidélité... Je bois donc ma noisette à Mon Bar, là où se produit Marcel, en Café théâtre ! La référence pour moi, à Avignon, restait ce Café dont j'avais connu trois propriétaires... Il faut vous avouez que je découvris le Festival en 1979... puis en 1983... et enfin un suivit irrégulier en 1994 : cela fait quatre ans que je m'y tiens, en me promettant chaque année d'y revenir, malgré les critiques que d'aucuns en font !  à suivre...... 

 

Neuf juillet de l'an XIII.

Les routes de départ mènent toujours au point de convergence de l'arrivée où s'établit l'arrêt final : le terminus du voyage ; c'est ce que nous redoutons inconsciemment, en songeant à la privation que cette sédentarité-ci provoque ! La liberté est une conquête quotidienne : le droit de penser avant tout, d'écrire ensuite, si c'est là le voeu de l'artiste, dessiner, peindre et s'adonner à une pratique artistique qui élèvera son esprit loin du présent ; très loin des autres ; tellement éloigné de leur vision qu'il restera isolé toute sa vie, jusqu'à ce que mort s'ensuive... Je suis ici et là à la fois ! Tout en étant ailleurs, je rejoins le lieu où j'étais et où je suis encore. à suivre...

Huit juillet de l'an XIII.

C'était un port dont la situation géographique lui conférait une valeur historique au regard des siècles qui avaient pu préserver ce patrimoine. Un fronton de mer pour voyageurs épris de liberté. Les bateaux prenaient régulièrement le large, laissant à quai ceux qui hésitaient à changer le cours de leur existence. Les grands aventuriers, eux, s'étaient risqués à quitter leur patrie d'origine. à suivre... 

Dimanche 7 juillet de l'an XIII.

Avignon édition 2013. Le matin est encore chaud quand je me réveille sur les bords du Rhône. Toute la nuit, la musique et les cries de joie firent échos au silence ! Tout le long du fleuve, les voyageurs viennent se reposer au frais en cet endroit mi-ombragé ; malgré les interdictions de stationnement. Pas un pied à terre pour cette année ; la pratique du nomadisme est de rigueur ! Je m'étais donc endormi, seul, à demi-heureux, sur les rives du fleuve, bordé par son lit...

Samedi 6 juillet de l'an XIII.

J'étais désormais momentanément de passage dans un charmant petit village de la Provence de Pagnol, près de Salon, à mi-chemin entre Avignon et Marseille où théoriquement je devais me rendre pour mes derniers reportages ; jouissant toujours d'un pied-à-terre, presque partout où j'allais : quand on est seul, on est plus facilement accepté -ne dérangeant personne... Le lieu où je me trouvais et où la nuit m'avait gardé à coucher ne ravissait nullement mon esprit pour une quelconque inspiration... J'aspirais à photographier la Capitale européenne de la culture : le Sud du Sud ! Cependant, je me devais à mes Hôtes qui tenaient à me garder auprès d'eux pour raconter un bout de ma vie qu'ils connaissaient sur le bout des lèvres..! 

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C'est dans ce village aux accords syllabiques des chants cigales que Jean canal se repose...

 

Vendredi 5 juillet de l'an XIII.

Arles. C'est mon dernier jour et ma dernière nuit. Je pars le coeur gros, laissant derrière moi de jolies souvenirs aussi beaux que ce que tout ce que j'ai vu et moins jolis encore que celles que j'ai rencontrées. Je repars avec la nostalgie de ne pas avoir élu domicile ici, en une ruelle où j'eusse ouvert une échoppe accueillant les férus de l'Originalité ! A Arles, plus qu'ailleurs, sans doute, les gens du même milieu, en l'occurrence la culture, s'échangent points de vue et idées, disputent de l'art et réfléchissent sur la matière qui le compose ; à Arles, le bonjour du matin s'accompagne de conversations versant sur les bienfaits de la vie ; à Arles, les filles ont la couleur du soleil, la peau au goût suave de l'Amour. A Arles, on ne peut vivre entièrement seul ; les endurcis de la solitude ont peu de chance de résister à la convoitise quotidienne. A Arles, lorsque l'on arpente les ruelles, il faut lever les yeux vers le ciel pour voir l'architecture et baisser les yeux pour ne pas les avoir brûlé par les Belles qui vous dévisagent. 

Je songe à Toi, ma Muse ! Je devrais écrire, ô Muse de Moi ! Je t'ai cherchée dans les rues et ruelles, entre les lacis des recoins obscurs de l'ombre de l'été, à Arles, croyant que tu allais apparaître au détour d'une demeure ancestrale de la riche bourgeoisie arlésienne ; tu m'aurais dit, après m'avoir pris dans tes bras, tout en déposant un suave de tes chauds baisers que tu m'eusses dispensé en guise d'Amour, en me citant ce poème de circonstance emprunté à mon ami Rimbaud :

Puis tu te sentiras la joue égratignée...

Un petit baiser, comme une folle araignée,

Te courra par le cou...

Et tu me diras : "Cherche !", en inclinant la tête,

- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête

- Qui voyage beaucoup...

 

tu m'eusses dit, dis-je, celà que moi-même dis un jour à une Belle :

"je t'ai trouvé, je te garde ; je ne te rendrai plus à celle qui t'a perdu..."

 

Adieu, mon Bel Amour; Tu vois, je t'emmène partout où je vais ; et quand bien même m'endormirais-je dans les bras d'une autre, je te retrouverai à mon réveil, là, allongée à mes côtés, couvrant entièrement tout ton corps de baisers sans en omettre la moindre partie... de sorte de former un plaid pour te protéger des maux de la vie. Bonjour, Belle Emilie ! Bonjour, mon Bel Amour...

 

 

Jeudi 4 juillet de l'an XIII.

Arles. Le café du matin, c'est l'instant sacralisé par l'existence qui vous sert un soupçon de votre destinée en signe de reconnaissance posthume ; seuls les originaux peuvent recevoir cette offrande de la vie ! Ils savent pertinemment que c'est tôt que le monde se révèle à eux. Moi, j'avais trouvé mon café, place du Forum. Chaque matin, quand bien même m'eût-on invité en des lieux feutrés où les prestations de service fussent enchanteresses, agrémentées par une Belle créature de rêve (il en existe toujours ; c'est cela qui fait que votre âme pose vos yeux sur l'Amour !), j'eusse toujours opté pour l'idéal ! Celui-là même qui me pousse inextricablement vers je ne sais trop quelle folie ! Le midi, aux alentours d'une heures débordant du cadran conventionnel des repas officiels intaurés par cette éducation fort conformiste, je me laissais gagné par les sensations amoureuses que la serveuse du café où j'allais, irrégulièrement, suscité en moi.

"Moi aussi, je suis de Toulouse ! Et j'y suis née ! Mon père aussi." A ces mots ( on croirait lire La Fontaine...), je me lève aussitôt :

"Vous permettez que je vous embrasse..."

"Mais bien sûr..."

Sans commentaire... 

Arles, je t'aime. 

 

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Mercredi 3 juillet de l'an XIII.

3 juillet 13. Arles. Ce soir je me trouve au quartier de la Roquette, connu pour son côté malfamé et historique ; il fait songer au Panier de Marseille. Les quelques clichés que j'ai réalisés vous montreront une autre image que la rumeur malveillante des gens !

Je n'aurai véritablement aucune explication concrète à vous fournir sur les raisons qui me font aimer cette ville d'Arles que les quelques habitants interrogés qualifient, hors micro, envahis par les "arabes..." Quoiqu'il en soit, je suis tombé amoureux d'Elle, définitivement ! Vous savez ce que c'est ? On se croit au-dessus de toutes épreuves, puis les sentiments l'emportent sur la volonté de résister à la tentation de l'aimer... Moi, j'aime Arles ! Je l'aime contre tout ! Mon lieu préféré, la Place du Forum où je dois me rendre demain matin pour une conférence ; pour ce soir, je n'ai d'invitation à des cocktails... des soirées photographiques. rien de bien surexcitant !

C'est incroyable la densité de la population en cette période ! Il faudrait que j'y revienne en hiver... Je peux vous dire que, ici, les femmes sont encore plus belles qu'ailleurs, avec la chaleur qui les oblige à se vétir légèrement... Et si vous ne les courtisez pas, ceux sont elles qui tiennent absolument à faire un brin de causette : "ce soir, il y a une projection au... Vous devriez y aller ; c'est très intéressant !" Ici, les femmes et les filles parlent ! Plus qu'ailleurs, elles vous abordent et vous parlent d etout et de rien, histoire de parler et de savoir qui vous êtes !

A demain.......................................................

 

 

Arles ! Citée antique implantée au bord du Rhône qui tente de vous retenir, le temps de contracter une affinité avec Elle : une ville de Provence où Mistral et Van Gogh se sont sans doute retrouvés dans les lumières pâles du matin et criardes de l'après-midi avec les couleurs ocres jaunes pigmentées qui ornent les façades ravalées, le tout vécu en une nonchalance de vie insolite. Enchevêtrées en un lacis de ruelles qui s'entremêlent jusqu'au centre où trône la Place de la République, symbole de la Liberté, La pierre prédomine dans l'édification de la ville restée antique. Elle ne semble pas offrir tellement de réjouissance en dehors des visites que l'on lui fait, les périodes de grandes manifestations, comme celle qui m'emmenait ici ; c'est dans le passé qu'il faut chercher les raisons de son histoire. Rome présente en ces lieux lui a donné ses lettres de noblesse, ne serait-ce que par son Théâtre antique et les thermes de Constantin ; mais la visite ne saurait s'arrêter à ces lieux ; l'amphithéâtre prédomine de ses hauteurs où se ruent le visiteurs attirés par la majesté de cet édifice. Et sur la rive gauche du fleuve, le quai de la Roquette vous invite à le suivre jusqu'au musée consacré cette année encore à la photographie. Et aux hasards de vos pas vous n'aurez cesse de faire halte devant chaque monument bâti de pierre, tellement vous vous sentez interpellé par la magnificence de la construction. Les habitants sont comme ceux d'ailleurs ; sauf qu'ils sont d'ici ! C'est ce qui fait toute la diférence. 

A suivre....

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Le Marathon des mots pas à pas vécu par Jean Canal, ce dimanche 30 juin ! J'avais le choix entre Fanny Cotenson et PPDA ; la première lit des textes aux Jacobins, l'autre donne conférence rue du Sénéchal, dans la salle qui porte le nom de cette rue, où je vécus jadis. J'avais fait l'expérience ailleurs d'écouter des lectures d'auteurs. M'étant énormément ennuyé, je préférais entendre les auteurs eux-mêmes lirent leurs livres, comme c'est le cas à Lodève... Mes trois années passées à cette manifestation avaient enrichi mon esprit critique au sujet des Auteurs ! Je restais séduit, voire ému devant les lectures de textes arabes ; de la poésie en l'occurrence traduite simultanément... Pour cette année, le Marathon des mots de Toulouse n'eut pas mon agrément pour collaborer au niveau de la publication dans la presse ! Ni photo, ni reportage et aucune critique ne seront publiés. Et pourtant je suis allongé sur la Place du Capitole, dans un Transat mis à la disposition des gens qui veulent lire et éventuellement écrire. Le mien est affublé des logo France Culture... Tout un programme... Allez salut ! 

Et la semaine prochaine, je serai à Arles, puis MArseille... Aix-en-Provence... Toulouse... Arles...Avignon...Montepellier...Lodève...Aurillac...Toulouse...Puis retour au village de la Muse...

Il faut que je vous conte l'historiette de ce matin du 27 juin an XIII, aux alentours de dix heures et quelques minutes passim. J'avais rendez-vous avec une jeune fille, sans savoir que ce serait elle qui me recevrait. Je me présente à elle sous l'étiquette de photographe, ayant une expérience de vingt ans ; photographe de mariage chez "j'aime mariage" (c'est moi qui couvrit l'événement de Jean-Bernard, le boucher de Saint-Martory), Directeur de la photographie chez Picture durant trois ans et travaillant le plus souvent au black !!!, j'avais, mon site étayant mon expérience, des références indéniables ; sans oublier les nombreuses expositions que je fis au Mexique, en Suisse, en Allemagne et en France ; à Toulouse. Bref ! On pouvait compter sur moi pour vous croquer le portrait... et vous le manger... Au bout de quelques instants, je sors ma carte où une photographie de moi en autoportrait figure ; on me voit derrière le Canon en reflet d'un miroir. La jeune fille regarde la photo et me dit :

"c'est vous là ?"

"Oui ! c'est moi !"

"Il y a longtemps, réplique la belle, vous n'aviez pas les cheveux blancs..."

Voilà ! J'espère que vous avais compris. Je vous demanderai de ne parler à personne de cette histoire ; car vous connaissez les mauvaises langues, elles vont encore l'exploiter à mauvais escient...

En rentrant, le sourire aux lèvres, (puisque sa remarque fut joliment formulée), je me scandais des vers de Rimbaud que je connaissais par coeur :

Jean Canal en 1977. Surtout n'en parler à personne...

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"Oisive jeunesse

A tout assservi

Par délicatesse

J'ai perdu ma vie"

 

Fidèle à cette existence que j'avais idéalement conçue selon une philosophie antique, je continuais donc mon aventure terrestre au coeur de la contemporanéité, confrontant ma vie avec celles d'individus appartenant aux normes sociales ! Chaque pas que j'agençais l'un derrière l'autre en prenant soin de ne pas brusquer la belle allure désinvolte qui me caractérisait toujours, me rapprochaient un peu plus de la vérité éternellement recherchée par les êtres voués à cette triste cause qu'est la Liberté ! Ainsi, totalement consacré à confiner aux limites de la raison, je donnais libre cours à mes envies ; sollicité par de belles créatures pour lesquelles je sacrifiais mon corps sur l'autel de l'Amour ! Ma première Rencontre fut célébrée à Toulouse, ma ville où je vis le jour, il y a de cela fort longtemps ! La cité occitane me devint encore plus belle ce 21 juin de la présente année où je ressentis le besoin d'émancipation soudaine pour éclore en moi tout le devenir qui sommeillait toujours au fond de mon être. La nuit fut douce, sensuelle et suffisamment érotique pour que ma vertueuse personne en gardât précieusement un souvenir mémorable, d'ores et déjà classé dans le registre du souvenir ; comme tant d'autres aventures impromptues, il nourrira mon esprit béatifié par l'image de la féminité que je cultive ! à suivre, bientôt à Arles... à la recherche de la Muse perdue...

"L'amour est à réinventer !" Rimbaud.

IMG 1950 

Carnet de voyage.

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Published by Jean Canal - dans Littérature
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