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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:32

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Les Lumières de l'Europe.

Pressentant que la conjoncture actuelle s'enlise, il fallait revenir sur le sujet présentement éclairé, ci-dessous, sous forme de réflexion pertinente, voulant absolument préserver notre intégrité, nous préférons dire et notamment écrire ce que nous pensons (ce qui est rare de nos jours, malgré les apparences toujours trompeuses). A bon lecteur salut !

 

 Au même titre que les fondements des sociétés civiles établies par les philosophes grecs, notamment les présocratiques, les penseurs de l'Ancien Régime semèrent le terreau sur lequel est toujours cultivée une nouvelle idée du monde...libre. D'ailleurs, quelle référence pourrait renvoyer les intellectuels à une conception rationnelle de la société des peuples ? Si ce n'est celle-là-même qui donna naissance aux démocraties modernes ! La recherche constante d'un équilibre synonyme de paix sociale n'eut cesse de fomenter des prétextes aux révoltes chez les peuples qui ne se retrouvaient pas dans les idées imposées par une majorité souverainement instituée. Au temps des classes intellectuelles élitistes qui maintenaient les états subordonnés à la pensée stéréotypée d'une éthique falsifiée pour leurs causes, les hauts dirigeants des régimes oligarchiques, dictatoriaux et monarchiques encensaient l'utopie pour le simple intérêt du pouvoir absolu ! Leur héritage assuré par les nouveaux économistes issus des classes dites bourgeoises s'est transmis dans un esprit spéculatif qui aujourd'hui assène la société, à coup d'opérations boursières dont ils modèlent à loisir l'inflation. En s'étant approprié les biens de la planète, au nom du progrès, ils ont considérablement appauvri des civilisations entières qui ne transmettront plus un autre héritage fondamental chez les peuples libres : la liberté individuelle !

Les foyers de haine et de révolte sommeillent en des endroits endormis de l'espérance humaine ! Ces sociétés en apparence tranquilles végètent pauvrement dans l'expectative qu'une étincelle provoque par une manifestation incendiaire, difficile à maitriser. Rien ne laisse augurer de cet état dans des situations paisibles, contrôlées par un pouvoir qui pressent un malaise général dangereux pour la pérennité de son histoire. Malgré les groupuscules formés d'opposants à tout régime, le pouvoir se dirige encore vers les options qui lui sont favorables en matière économique ; et ça, les gouvernants l'ont compris ! Inscrits définitivement dans un processus de dépendance vis-à-vis des uns et des autres, les états n'ont réellement plus d'alternative pour échapper à une destiné dont ils connaissent d'ores et déjà l'aboutissement ! Dotés de politiques opportunistes qui tentent de répondre à un esprit général du libéralisme unanimement convoité par les populations, les états, qu'ils soient du Nord ou bien du Sud, ne voient aucune alternative leur garantissant de préserver leurs acquis tout en perdant définitivement le pouvoir des capitaux ! C'est en quelque sorte pour cette raison gardée précieusement que les sociétés tributaires de ce système succombent lentement sous le fardeau du contentieux qu'elles ont provoquées sciemment entre elles ! Grèce, Portugal, Irlande, Espagne et les états en expectative...

L'état actuel de la situation sociale des pays investis dans ce processus de modèle évolutif, ne transparait pas encore suffisamment pour alarmer directement les peuples assignés à résider dans un contexte de dépendance. Les signes, pourtant, ont jalonné les parcours des gouvernements successifs qui sous forme de récurrence politique ne firent et ne font que reconduire un système cautionné paradoxalement par ceux qui n'en veulent pas ! S'en défaire étant pratiquement impossible, puisqu'il régit toute l'organisation des sociétés, ce système règne sans véritable partage sur les idées que les états véhiculent moyennant un appareil de dissuasion approuvé en amont par le dirigisme démocratique ! Une révolution à l'instar de celles que les peuples connurent et connaissent toujours en des pays privés de liberté, comme c'est précisément le cas dans les pays arabes, serait-elle à même de régler définitivement les problèmes de fond que les sociétés connaissent depuis les changements institutionnels en politique ? Non, évidemment ! Le pouvoir reste le pouvoir ! Et s'il parvient à se substituer à une autre manière de dirigisme pluridimensionnel dans la sphère nationale, au demeurant internationale, ce pouvoir-ci finit par se plier aux exigences des marchés capitalistes qui lui dictent la politique conjoncturelle à observer pour "pouvoir" préserver des relations avec des partenaires potentiels ! L'idéologie, par laquelle les sociétés crurent se libérer des "servitudes volontaires" auxquelles elles furent emprisonnées durant suffisamment longtemps pour en garder des séquelles indélébiles, cette idéologie appartient à une espèce d'idéalisme que seuls des individus marginalisés par l'occurrence de l'existence, cultivent à l'escient d'une utopique société ! Une chose est certaine, cependant : il est préférable de vivre libre et pauvre que riche et esclave ; c'est ce que la majorité des gens préfèrent ne pas concevoir, par risque de se remettre en question et finir par tout abandonner, même les idées !

Jean Canal réflexion sur les sociétés en manque d'émancipation.  

Revue et corrigé le 6 juillet 2011.

 


 

 

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Published by Jcpresselibre
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