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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 18:06

IMG (4)Le progrès. Invoqué comme suppléant aux taches laborieuses des hommes dont ce vecteur de réussite dépend, le progrès incarne le fruit de la réussite sociale avant d'être l'objet de prédilection de l'évolution humaine. Et pourtant, intégré dans le paysage consumériste comme étant le résultat de la pensée de l'homme, il deviendrait presque un fléau pour ce dernier s'il ne le subissait pas avec complaisance ; lui conférant une vertu analogue à la déification. Son entité à part entière le place au-dessus de toute alternative dans la marche du procesus de l'évolution.  A la pointe du progrès est cet argument qui justifie que l'on y recoure sous couvert de l'évolution à son utilisation. Il garantit, en effet, une amélioration du quotidien dans les opérations laborieuses pénibles ; réduisant l'effort pour le bienfait de la productivité. Le résultat n'est pas à la hauteur des prétentions de sa conception. Nuisances et dangerosité en découlent dans des domaines ayant valorisé son expansion. Il y a toujours une contre partie à son exploitation. Les conséquences désastreuses et irréversibles des centrales nucléaires déficientes en est un des arguments clefs. La remise en question de sa valeur au sein des sociétés redonne tout le sens de son application et restitue à l'être la place majeure qu'il doit continuer à occuper, dans la société. Ne pas déroger de pouvoirs à une pseudo supériorité quelconque alléguant la suprématie, moyennant la technologie de pointe comme référence universelle. La maitrise du sujet est fondamentale !

D'un point de vue du développement des capacités humaines à appréhender le quotidien, le progrès n'a guère favorisé l'être ; en le desservant même, le privant ainsi de sa propre réflexion sur les évènements qui régissent son existence. Transférant les pouvoirs de décision vers des axes de pouvoirs, le politique l'a conduit à correspondre à une certaine idée de la consommation.

Le progrès au service de l'homme sans le priver de son sens du raisonnement reste encore loin des étapes en perspectives des chercheurs d'idées nouvelles pour apaiser la société de ses maux récurrents ! Et pourtant, nous en usons selon des avantages sociaux qui incitent l'individu à conférer effectivement au progrès une valeur suprême qu'il ne possède pas sans l'homme. Paradoxe de l'aliénation du maître et de l'esclave. Mais lequel des deux dépend de l'autre ? C'est ici que réside le véritable danger.

 

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Published by Jcpress
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