Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 03:37

IMG (4)L'électoralisme démocratique. Une catégorie d'intellectuels qui se complaisent dans la critique sans proposer d'alternative aux problèmes, remet systématiquement en cause le système, en lui incombant la responsabilité sociale des conjonctures. Leur rôle, notre rôle donc, serait, avant de proposer une quelconque solution, « de porter la plume, comme écrivit Albert Londres, là où ça fait mal »! Il y a toujours des responsables auxquels les conséquences politiques échoient directement ; mais qui sont-ils, exactement ? A chaque élection, en effet, le peuple est sollicité pour élire le représentant suprême qui gérera les problèmes du pays ainsi que les siens ! Phénomène récurrent, certes, qui traduit la responsabilité de chacun devant cette dérogation démocratique. Toute l'équation politique, en fait, repose sur l'acte souverain du citoyen confronté à ses droits et devoirs, lorsqu'il exprime la volonté de décision qui sanctionnera sa prise de position ! Et c'est à lui seul que toute la responsabilité de la démocratie advient, d'emblée, puisqu'il est le représentant souverain, libre de choisir son destin social ! Parce que dans la conjoncture actuelle, les sociétés ont atteint un seuil de non retour vers un équilibre social, où l'égalité ne serait plus une vision utopique de la démocratie, les individus ne changeront pas ce système qu'ils ont mis en place, à chaque échéance électorale.

Les problèmes de fond de nos sociétés, ceux qui sont inhérents au progrès contemporain; c'est-à-dire ceux relatifs à l'identité propre de chacun, demeurent intacts, presque volontairement conservés, comme si un quelconque intérêt en ferait prévaloir sa suprématie. Engluées dans une espèce de léthargie proche du coma, les sociétés, qu'elles soient occidentales ou bien issues d'ailleurs, adoptent de concert un mimétisme économique, aujourd'hui déchu de sa paternité sur le système ! En ayant misé aveuglément sur l'économie comme vecteur de réussite sociale, en effet, les gouvernements occidentaux, plus particulièrement, ont malencontreusement oublié de prendre en compte des malaises conjoncturels que suscitent les crises identitaires, comme la perte de repaires historiques liés à la culture ; pratiquement incompatible avec la politique. C'est donc au profit du consumérisme que se sont érigées lesdites infrastructures en conurbation du système d'exploitation civique ! Dérogeant, de surcroît, au devoir de transmission de l'éthique qui en assurait la pérennité, les états crurent se préserver d'une subversion populaire en maintenant les peuples dans une ignorance latente que ces derniers finirent par adopter comme moyen de subsistance sociale ! Cette privation qui peut être considérée comme une atteinte au droit à la connaissance, ne s'est faite sentir qu'à la fin du XX° siècle, avec l'apogée d'une technologie soulageant l'être de l'effort intellectuel !

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jcpress
commenter cet article

commentaires