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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:32

 

De Jean Canal, Rédacteur de la publication à presselibre.fr

De la décadence sociale dans la contemporanéité.

C'est sur une citation de Rousseau, tirée de son œuvre Discours sur l'origine et le fondement de l'inégalité parmi les hommes que la réflexion sur l'état des sociétés occidentales est développée, ci-après :

"Les peuples policés offrent les apparences des vertus, sans en avoir aucune."

Et ce fut vrai, en son époque, que "l'urbanité héritée des Lumières" revêt de plus en plus les caractéristiques proches de celles qui ont permis l'effondrement de l'Empire romain ; à savoir : la décadence ! Mais de laquelle s'agirait-il, aujourd'hui, dans une société de classes disparates qui ne se reconnaissent dans aucune d'entre elles, si ce n'est celle qui les démarque avec une valeur fiduciaire incarnée par l'argent ! Le fer de lance du progrès, la manne  économique ont fabriqué une conception sociale dénuée des fondements auxquels Rousseau fait implicitement allusion, tout au long de son œuvre ! En tenant compte de l'évolution depuis cette constatation, nous devons reconnaître que les problèmes de fond des sociétés sont loin d'être résorbés ; et même s'accroissent au fur et à mesure que le système dévoie de son originelle conception politique. Les causes trouveraient leur origine dans les libertés tant voulues par les peuples qui, croyant se libérer du joug étatique, se sont cloisonnés dans une sphère consumériste attentatoire à la pluralité de l'être, à savoir son émancipation individuelle, dans sa forme intrinsèque absolue ! Le bilan à tirer d'une telle situation répandue aux cœurs des sociétés occidentalisées, comprenant celles issues, de nos jours, du monde arabe en pleine révolte, serait négatif, évidemment ; si l'on compare le XVIII° siècle avec ce qui reste du nôtre... Les responsabilités trouvent leur culpabilité encore au sein des peuples qui malléables à volonté se sont laissés charmer par des idées généreuses en apparence, mais avides de pouvoirs politiques !  

 Reflétant les modèles conçus pour correspondre à la fabrique de l'individu, la société répond aux exigences hédonistes de la décadence identitaire qui la caractérise. S'étant construit, effectivement, à partir de concepts élaborés selon des besoins créés par le système consumériste,  le nouvel individu, pur archétype de la modernité, ne possède plus le jugement intellectuel de décision qui le ferait opter pour une liberté entière de ces faits et gestes, et, même d'une parole désengagée d'un système stéréotypé ! 11 mai 2011, Jean Canal à suivre...

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Published by Jcpresselibre
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