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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:50

IMG 2421La société a su évoluer conformément à une éthique qu'elle a mûrement élaboré à partir de valeurs considérées comme fondamentales dans son système. A tel point de non retour que les Institutions qui lui ont permis cette ascension spectaculaire, n'ont pu côntroler l'application qui en fut faite par les citoyens eux-mêmes. Complètement dépassés par ce dysfonctionnement qui leur porte atteinte, les citoyens crient à l'abandon institutionnel, face à une justice déchue de ses pouvoirs de décision. Impuissance devant sa propre faiblesse à trouver une solution humaine pour se sortir d'une impasse, la société subit sa politique de fonctionnement.

Le crime, puisque c'est de lui qu'il s'agit, opèrant d'après des critères sociaux, soutenu par ces mêmes institutions délétaires qui ne peuvent maitriser le mal qu'elles ont perpétré, trouve sa place dans l'institution ; il est une partie intrinsèque de son système. Sa fabrication, en effet, à partir de concepts sociaux élaborés selon des schémas types appartenant aux valeurs reconnues, relève de la répression passive instillée au coeur des villes matérialisées, devenues des lieux de prédilection pour générer cette violence en veille. Le citoyen est à la fois victime et coupable, partie civile et accusé ! La confusion est telle que l'on retrouve dans les annales du crime des individus appartenant aux classes les plus élogieusement considérées dans la hiérarchie sociale. 

L'affaire Dupont ligones qui fit, comme tant d'autres, les unes de l'actualité, démontre que le délit de faciès n'est plus un critère d'identification. On porte à l'écran le crime. On se délecte de l'actualité qui donne en patûre victimes et coupables pour une curiosité malsaine qui finit par semer une atmosphère de psychose générale. Le danger ! Il repose dans l'interprétation faussée des schèmes servant de repères dans l'identification de l'individu lui-même ! Les risques ! Ils sont de l'ordre individuel, en ceci que le crime végète en chacun d'un citoyen potentiellement capable de passer à l'acte !

Le Châtiment, et il a sa place sous toute forme, se veut exemplaire dans la peine infligée qui sauvegardera l'image de justice que les Institutions défendent, au non d'une démocratie populaire et souveraine ; se prévalant ainsi d'un devoir inaliénable, au même titre que la Liberté !

En ayant substitué les peines incompréssibles allant jusqu'à trente ans, à la peine de mort, l'état à voulu montrer sa force de dissuasion pour accréditer son autorité en son sein, en faisant prévaloir l'esprit de justice humaine ainsi préservée ! Rarement jugé au prorata des délits commis, en un désiquilibre pénal qui repose sur des points curieux de dossiers adirés, des peines sont distribuées selon des contextes conjoncturaux favorables ou pas à la condamnation !

 

Crimes et Châtiment restent la seule solution actuelle pour répondre à une société qui perd tout repère dans la relation entre l'être et l'individu !

 

Jean Canal : réflexion sur.... 29 juin 2011

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Published by Jcpresselibre
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