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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:08

IMG (4) C'est essentiellement à cause de la globalisation de la pensée uniformisée dans le concept sociétal que le processus de vulgarisation sociale insuffla aux profanes l'intention innocente de détourner les valeurs modernes, puis contemporaines, au seul profit de l'individualisme primaire  exacerbé. Le résultat de cette politique (car c'en est une) ne fut pas au rendez-vous escompté de la part des dirigeants, comme nous pûmes le constater, eux-mêmes paradoxalement dépassés par les derniers événements survenus en Europe, déboutés de leur rôle dans le domaine économique, notamment. Il ne s'agit point, nonobstant, de relever les imperfections de ce système de défragmentation des idées, complètement éclatées dans la sphère géopolitique. Au contraire, l'individu victimisé a provoqué la chute de son propre patrimoine, sur lequel reposaient tous ses espoirs d'élaborer un avenir conforme aux thèses sociales, en vigueur. En détruisant les valeurs sur lesquelles il avait optimisé sa réussite au sein des classes, l'individu a contribué à sa propre déchéance. Ainsi, dérouté par des décisions prises en amont du dirigisme politique, l'individu sélectionné comme archétype idéologique de la progression sociale émergente, perdit définitivement le sens de la spéculation intellectuelle au profit de la sauvegarde de ses biens matériels ; abandonna l'esprit critique spontanée qui lui permettait de réagir et se détacha définitivement de la culture fondamentale  en déléguant de ce fait les pouvoirs de décisions à une autorité souveraine en sa pensée ! A l'origine du désastre occasionné par cette forme d'abdication, surgit une violence sociale puisant ses causes dans les clivages disparates des classes assignées à cette toute nouvelle servitude volontaire. Rendu à l'état d'histrion du spectacle, animant l'actualité quotidienne par des actes délictueux, il a inéluctablement porté atteinte aux richesses cruciales de sa propre existence, précipitant, de surcroît, tout un pan de la société pensante, dans les pièges tendus par l'appareil d'état. 2012, pour ne pas évoquer cette date de façon fictionnelle, doit être, effectivement,  marquée par un néolibéralisme : celui de la pensée. Là, où le dirigisme attend une complète soumission de l'être, les populations se dressent contre un ennemi invisible dont la force repose sur l'aliénation de l'individu au système d'exploitation de sa force dissuasive. D'une manière pragmatique, on pourrait se risquer à écrire que l'évolution des sociétés risque fort de surprendre évidemment les hommes politiques, avec des événements sans précédents ; mais également ceux et celles qui sont à l'origine d'un changement prévaricateur des biens universels, autrefois patrimoine intouchable de l'Humanité. Et non pas par des revirements de situations inattendues favorables à d'aucuns empreints d'optimisme circonstanciel ; mais par une espèce de nihilisme des valeurs inscrites dans l'esprit de raisonnement universel, déchu de la paternité classique, la société agonise, exsangue de ses exactions !

Jean Canal, lundi 20 février 2012

 

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